En 2016, 323 personnes sont mortes de froid dans la rue. La Corse n’est pas épargnée.’un homme malade est mort de froid vendredi dernier dans son véhicule. Il est inconcevable au XXIème siècle que la France,  4ième puissance économique mondiale, ne prenne pas le problème à bras le corps. Doit-on penser qu’au regard des puissants celui qui n’a pas n’est pas, qu’il est inutile ?

Tant que l’humain ne sera pas au centre de l’action politique, des gens mourront de froid dans la rue.

Conformément à son principe de solidarité,  l’association « Per a Pace » porte également son action au niveau local. Au mois de décembre, nous sommes intervenus auprès des « Sans domicile fixe ».   Aux portes d’Ajaccio, nous avons  monté et aménagé une grande tente, des lits et des plaques de cuisson ont été fournis. Puis, en plein centre-ville, d’autres lits et couvertures ont été distribués. Cela paraît dérisoire tant les besoins sont énormes. Ces actions, si elles ne sont pas suffisantes, n’en sont pas moins nécessaires, car elles maintiennent  le lien fragile d’humanité.   Ces hommes et ces femmes sont ou étaient pour la plupart mariés, intégrés dans la société, jusqu’au jour où se produit « l’accident », perte d’emploi, divorce… comme aspirés par la spirale de l’exclusion. Nous croisons souvent ces personnes accompagnées de leurs chiens, seuls compagnons « protecteurs ».

Selon des associations, ils seraient 120 personnes dormant dans la rue à Ajaccio. Le centre hébergement d’urgence sociale de la ville compte 30 places.

Même si des mesures sont prises par les pouvoirs publics, elles restent très en deçà des nécessités.

 

Per a Pace

 

 

 

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